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Danse Suisse – 23 juin 2011 – Dominique Martinoli
www.dansesuisse.ch

PLATEFORME_Nouvelle génération d’interprètes 2011
23.06.11 11:48 Il y a : 19 Tage
Auteur : Dominique Martinoli

Pour poursuivre les échanges impulsés par la 2e édition de la PLATEFORME_Nouvelle génération d’interprètes qui a eu lieu début juin à Lausanne, Danse Suisse revient ici sur l’événement en approfondissant deux aspects : la présentation des formations et compagnies de danse contemporaine invitées et les discussions à propos du métier de danseur, en particulier la conférence de Pierre-Emmanuel Sorignet, auteur d’une étude sociologique, et les témoignages de Madeleine Piguet Raykov et Gabor Varga, danseurs installés en Suisse romande.

1. présentation de la PLATEFORME_Nouvelle génération d’interprètes 2011
2. conférence de Pierre-Emmanuel Sorignet
3. présentation des quatre formations et jeunes compagnies

Présentation de la PLATEFORME_Nouvelle génération d’interprètes 2011

La première édition de la PLATEFORME_Nouvelle génération d’interprètes en juin 2009 (cf. news « Il reste beaucoup à créer pour les jeunes danseurs ! » du 28.5.2009) a initié pour Le Marchepied de nouveaux échanges avec des structures de formation semblables en France et en Espagne. La jeune compagnie lausannoise a depuis répondu aux invitations pour des workshops et des représentations de la Cie Coline à Istres (en juin 2010), Dantzaz Konpainia à San Sebastian (avril 2011) et la Cie Ballet Junior Epsedanse à Montpellier (mai 2011). Ces rencontres répondent précisément aux objectifs que les initiateurs de la plateforme, Corinne Rochet et Nicholas Pettit, directeurs du Marchepied, s’étaient fixés : créer des liens, de nouveaux espaces de discussion, de réflexion, d’apprentissage et de représentation entre les différentes personnes concernées, soit les danseurs, les pédagogues, les chorégraphes et le public.

Fort de ce succès une 2e édition de la PLATEFORME_Nouvelle génération d’interprètes était organisée à Lausanne du 9 au 12 juin 2011. Elle s’internationalisait même en invitant et accueillant en plus des compagnies européennes - Dantzaz Konpainia, le Ballet Junior Epsedanse et Le Marchepied - une formation bourkinabée « Je danse donc je suis » du Centre de Développement Chorégraphique « La Termitière ». Malheureusement les jeunes danseurs de Ouagadougou, victimes d’une ambassade suisse trop zélée, n’ont pas été autorisés à faire le voyage de Lausanne. Ils étaient représentés par Salia Sanou, chorégraphe, qui a apporté dans sa valise en provenance de France un documentaire projeté en lieu et place de la chorégraphie.

La semaine de la Plateforme a commencé le mercredi 9 juin par une journée de Masterclasses avec cette année des chorégraphes suisses de renommée et de style très différent, Foofwa d’Imobilité et Filibert Tologo. Une quarantaine de danseurs en formation invités y ont pris part « ainsi que sept personnes sélectionnées sur dossier » précise Nicholas Pettit. Les 11 et 12 juin les interprètes des quatre jeunes compagnies ont pu présenter leur talent lors des représentations - parfois de leurs propres chorégraphies - à Sévelin et à la Manufacture. Le dimanche 12 juin, danseurs, chorégraphes, pédagogues et public étaient invités à un brunch-conférence pour aborder les problématiques liées à l’exercice du métier de danseur. Autour de la table Pierre-Emmanuel Sorignet, sociologue et danseur, auteur de « Danser : une enquête dans les coulisses d’une vocation », Madeleine Piguet Raykov et Gabor Varga, danseurs établis en Suisse romande et invités à témoigner de leurs parcours respectifs.

Pendant ces quatre jours les occasions de rencontre pour les danseurs en formation n’ont pas manqué. Nicholas Pettit énumère le grand nombre de moments conviviaux aménagés : « Tous les danseurs sont logés dans le même hôtel, le déjeuner est organisé en commun et les autres repas aussi ». De même dans les Masterclasses les danseurs sont mélangés et non regroupés par école. « Le brunch après la conférence est aussi très important ! Poser des questions en public les gêne mais entre eux ça discute beaucoup. Il faut d’ailleurs que j’aille écouter et éventuellement répondre aux questions. » ajoute l’organisateur en se retirant. Et sur le site internet du Marchepied un « espace réseau », plateforme sociale, permet de garder le contact. Tout pour favoriser une meilleure insertion professionnelle des jeunes danseurs en formation !

Pour cette 2e édition, de nouveaux partenaires institutionnels reconnaissant l’importance de ce rassemblement en ont rejoint l’organisation. En plus du Théâtre Sévelin et de l’Association Vaudoise de Danse Contemporaine, déjà partenaire de la première édition, La Manufacture-Haute Ecole de Théâtre de Suisse romande, les Rencontres Professionnelles de Danses Genève et Danse Suisse s’y sont associés chacun à sa manière.

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-> espace réseau
-> ressources kit du danseur


2. Comment valoriser le métier de danseur ?

La conférence de Pierre-Emmanuel Sorignet, organisé par Le Marchepied et l’AVDC, a réuni une septantaine de personnes dans la salle de spectacle de la Manufacture le 12 juin dernier, une majorité de jeunes danseurs, quelques responsables de formation et quelques chorégraphes. Un public peu nombreux pour un orateur dont la publication a eu l’effet d’« un pavé dans la mare » comme le titrait le magazine Danser lors de sa parution en mai 2010. « La date n’est pas très propice, un dimanche matin de Pentecôte… », avoue Corinne Rochet qui regrette la présence de décideurs, de syndicalistes et autres institutionnels.

« Danser : une enquête dans les coulisses d’une vocation »
Pierre-Emmauel Sorignet a mené en France une étude sur les conditions socio-économiques du métier de danseur en s’immergeant dans le milieu de la danse contemporaine. Sportif lui-même, il découvre la danse à travers une rencontre amoureuse et devient professionnel à 25 ou 26 ans. Parallèlement il mène des études de sociologie. Lorsqu’il décide d’écrire une thèse il choisit naturellement d’observer le milieu comme l’ethnologue une tribu d’indigènes. Il a tenu pendant 10 ans un journal de terrain sur ce qu’il faisait ainsi que ses collègues, leur famille, les chorégraphes, les administrateurs, etc. Son étude recueille les témoignages et observations d’une centaine de personnes et vient combler un manque dans le paysage professionnel.

« J’ai toujours su que je voulais être danseur »
Le scientifique français a cherché à objectiver la notion de vocation et ses connotations religieuses sous-entendues dans des phrases comme « si je ne danse pas je n’existe plus » ou « la danse pour moi c’est la vie ». Ces affirmations entendues chez des jeunes danseurs ou de plus âgés pour tenir face aux difficultés du métier révèlent des aspects très personnels et très intimes. Pierre-Emmanuel Sorignet a cherché à comprendre quel profil sociologique partage les personnes qui embrassent cette carrière.

Statistiques
D’après une étude du Ministère français de la culture menée de 2000 à 2005 le danseur est en majorité issu de la classe sociale dite moyenne supérieure donc située du côté du capital culturel, à savoir des professions libérales, artistiques ou de l’enseignement. Elle est également très féminisée. Parmi les intermittents danseurs (majoritairement en danse contemporaine) 68% sont des femmes. Et la moyenne d’âge se situe à 29 ans. Mais cette population vieillit, aujourd’hui 25 à 30% des danseurs ont 40 ans contre 8% en 1987. « Cette donnée statistique relativise » ajoute Pierre-Emmanuel Sorignet « le discours sur l’ultra brièveté du métier si on le compare à d’autres. Car quelle autre profession peut encore proposer aujourd’hui 20 ans de carrière ! »

Le rôle de la famille et des enseignants
Le sociologue français s’est ensuite intéressé aux trajectoires familiales. Il y découvre que le rang dans la fratrie peut être déterminant pour se vouer à la danse. Pour l’illustrer il parle d’une danseuse, benjamine d’une famille de milieu ouvrier, dont les parents ont réussi en obtenant des diplômes à devenir notaire et ingénieur chimiste. « La première fille devient elle aussi ingénieure, la 2e notaire et la troisième décide de devenir danseuse. S’en suit un clash familiale, ce n’est pas un métier, etc. Avec l’appui d’une grand-mère, peintre à ses heures et qui a rêvé de devenir chanteuse, et parce que les deux premiers enfants ont rempli leur devoir de reproduction familiale, la troisième peut finalement prendre cette liberté. Et elle le fait en visant l’excellence, bien sûr, et y arrive puisqu’aujourd’hui elle est engagée dans un Centre Chorégraphique National (CCN) ».

Un autre élément central dans la possibilité de se penser danseur est l’école et les enseignants. C’est l’exemple du professeur de danse qui repère un élève doué, qu’il accompagne et dont il convainc les parents de poursuivre la formation professionnelle. Si les diplômes valident les aspirations à se prétendre danseur, ils ne fonctionnent pas forcément comme un droit d’entrée sur le marché du travail. En France au début des années quatre-vingt, malgré l’institutionnalisation, des parcours atypiques - danseurs issus du sport, du cirque ou d’autres classes sociales - amènent une autre physicalité qui parfois est recherché par les chorégraphes, mais démontrent également une autre connotation sociologique.

Audition
La première étape pour entrer dans le monde du travail c’est celle de l’audition. Le conférencier en analyse une qu’il a vécue lui-même avec une compagnie issue de l’underground aujourd’hui CCN. « Trois cent danseurs ont répondu à l’appel, un rapport assez violent puisqu’il n’y a qu’un employeur et 300 candidats. Pour atténuer cette épreuve, je remarque que les danseurs mettent en place des stratégies. Ils entretiennent des rapports très amicaux, se soutiennent, s’embrassent, se font des massages, etc. » Pendant le déroulement de l’audition qui commence par un cours technique puis des séries d’improvisation, Pierre-Emmanuel Sorignet note également que le chorégraphe nomme certains danseurs par leur prénom. Ceci démontre son intérêt ou non pour les personnes présentes et place le rapport chorégraphe/danseur sur le plan des affinités électives plutôt que professionnel.

Engagement
« Un couple de chorégraphes en recherche de légitimité souhaite engager pour l’adaptation d’une pièce de théâtre une danseuse en fin de carrière. Ils trouvent à la suite de différentes rencontres une personne de ce profil qui a une énorme expérience ayant tournée dans le monde entier avec les meilleures compagnies du moment. Cette danseuse ne s’intègre que difficilement auprès du groupe des danseurs déjà engagés car trop expérimentée. Lors des répétitions les chorégraphes impressionnés lui laissent trop de champ libre ou quand ils la dirigent se heurtent à son désaccord avec les options artistiques prises. Finalement l’engagement de cette personne donne un affrontement entre chorégraphes et danseuse qui finit par un licenciement. » Les rapports de force constatés par Pierre-Emmanuel Sorignet entre danseurs et chorégraphes, entre anciens danseurs et nouvelles recrues, dépendent du modèle économique et symbolique du chorégraphe, de sa légitimité auprès des autorités, des institutions subventionnantes et des médias. Cet exemple exacerbe encore cette ambiguïté entre affectif et professionnel, entre artistique et travail. Il démontre la complexité des rapports de travail dans les métiers artistiques tellement liés à l’intime.

Réactions des danseurs romands
« Ça fait du bien de se reconnaître et d’être reconnu » fait remarquer Madeleine Piguet Raykov, formée au Centre National de la Danse Contemporaine, danseuse pour différentes cies romandes. Et d’ajouter en riant « j’aimerais offrir ce livre à mon conseiller en chômage ! ». Gabor Varga, formé à P.A.R.T.S. et également danseur pour Thomas Hauert ou Gilles Jobin, est lui reconnaissant à Pierre-Emmanuel Sorignet d’avoir mis noir sur blanc ce que les danseurs vivent. « Cela va aider à faire bouger les choses ! »

Et quelle est la situation en Suisse ?
« En Suisse j’existe parce que je reçois de l’aide sociale » lance Gabor Varga en réponse à une question du public. Les formations professionnelles sont en train de se mettre en place (cf. CFC à Genève, Bachelor à Lausanne), il n’y a pas de statut d’intermittence, ni de convention collective. Il fait lui-même partie d’un groupe de travail qui rédige en ce moment un contrat-type de travail. Donc une situation toute différente de celle de la France. « Mais l’avantage c’est qu’il y a tout à mettre en place et j’espère que les jeunes vont s’engager » termine-t-il. « Surtout » comme le précise Madeleine Piguet Raykov « qu’avec l’ouverture de filières de formation il y aura plus de danseurs et qu’il faudra faire suivre les subventions aux compagnies, aux théâtres, etc. »

Comment sortir le danseur de cette image d’assisté ?
La discussion s’est poursuivie autour de la question de la reconnaissance du métier de danseur. Le public et les intervenants ont apporté leurs exemples : la valorisation par l’information, la sensibilisation dans les écoles, les universités ; la nomination de danseurs à des postes clés ; intégrer des lieux de formation d’autres professions comme à Genève avec le Centre de formation professionnel arts appliqués. « Le mieux serait d’arriver à intéresser les universitaires à la danse » explique Pierre-Emmanuel Sorignet. Son expérience - il a été considéré comme fou au début de son enquête - lui a montré qu’il faut asseoir la danse comme un objet comme les autres. « Si un scientifique reconnu s’intéresse à la danse cela aura plus de poids que des danseurs qui font des études universitaires !»

3. Présentation des quatre formations et jeunes compagnies
A. DANTZAZ Konpainia
B. CDC LA TERMITIERE
C. LE MARCHEPIED
D. EPSEDANSE


A. DANTZAZ Konpainia
www.dantzaz.net

La compagnie de danse DANTZAZ, installée à Saint-Sébastien (Gipuzkoa-Espagne), est la dernière révélation du panorama de la danse en Pays-Basque.
Au fil des ans, plusieurs collaborations avec des artistes européens aussi réputés qu’Itzik Galili, Eric Gauthier, Hilde Köch et Jone San Martin lui ont permis de se forger une personnalité propre. A partir de 2011, et pour une période de trois ans, Itzik Galili sera le Conseiller artistique de la compagnie.

DANTZAZ konpainia est aussi un outil permettant à ses 10 jeunes danseurs d’approfondir et de renforcer leur expérience de la scène, par le biais d’une tournée annuelle à travers le Pays-Basque et l’Europe. Ainsi, durant ces trois dernières années, ils ont dansé devant plus de 30’000 spectateurs au cours de 90 représentations en Pays Basque, France, Espagne, Allemagne, République Tchèque …
La compagnie propose également à chaque danseur de développer sa propre créativité en les incitant à présenter leurs propres oeuvres lors de véritables workshops intitulés « Dantzaklub », et organisés en collaboration avec le Théâtre Victoria Eugenia de Saint Sébastien.

DANTZAZ konpainia organise chaque année une audition très recherchée à laquelle participent de jeunes danseurs de toute l’Europe, garantie du meilleur niveau de la compagnie. Pour la saison 2010-2011, ils ont accueilli 150 candidats venus du Pays-Basque, de Catalogne, de Belgique, d’Espagne, de France, d’Angleterre, du Portugal, de Suisse et d’Italie.
Actuellement de nombreux anciens danseurs de DANTZAZ continuent leur carrière au sein de compagnies européennes prestigieuses telles que le Ballet Preljocaj-Pavillon Noir, le Ballet de Lorraine, Gauthier Dance, NorrDans, le Ballet de Nuremberg, le Scottish Ballet, le Ballet d’Europe, Malandain Ballet Biarritz…

1. Quel concept pédagogique sous-tend votre formation?
L'immersion totale dans la réalité professionnelle.

2. Comment se déroule une journée ou une semaine de formation?
Comme dans les compagnies professionnelles: 10:00-11:30 classe classique ou contemporain, 12:00-14:00 répétition, 14:00-15:00 pause, 15:00-18:00 répétition.
Nous travaillons habituellement du lundi au vendredi. Pendant les périodes de création avec les chorégraphes invités, nous travaillons également le samedi et si besoin le dimanche. Nous assurons en moyenne 30 à 40 représentations par saison, généralement les vendredi, samedi ou dimanche.

3. Quelle(s) amélioration(s) souhaiteriez-vous apporter à la formation?
Inviter plus de chorégraphes à travailler avec nos danseurs et développer notre réseau de diffusion dans toute l'Europe.

4. Pourquoi participez-vous à la Plateforme ? Que pensez-vous y apporter ou en apprendre ?
C'est un formidable outil d'échanges entre danseurs, une opportunité pour présenter notre travail en dehors de nos circuits habituels, cela fait partie de nos objectifs d'habituer les danseurs à s'adapter à toutes les circonstances, à toutes les scènes, à toutes les vicissitudes de la vie professionnelle.


B. CDC LA TERMITIERE
www.cdc-latermitiere.org

Initié en 2000 par les chorégraphes Salia SANOU et Seydou BORO, le Centre de Développement Chorégraphique La Termitière (C.D.C.) s’est installé en 2005 dans les locaux réhabilités du Théâtre Populaire de Ouagadougou. Il a finalement été inauguré le 16 décembre 2006 par la Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Aline KOALA, à l’occasion de la sixième édition des Rencontres Chorégraphiques de Ouagadougou Dialogues de corps.

La toute particulière dénomination du Centre de Développement Chorégraphique La Termitière (C.D.C) se fonde sur l’assertion de l’écrivain burkinabè Titinga Frédéric PASSERE selon laquelle : « Si une termitière vit, c’est qu’elle ajoute de la terre à la terre ».
Dans cette perspective, le CDC La Termitière poursuit les activités suivantes :
- accueil en résidence
- programmation de spectacles
- organisation du festival Dialogues de Corps
- projets de formation : cours de danse, formation professionnelle, Vacances Danse, « Je danse donc je suis », échanges avec d’autres formations, etc.

Pour le programme « Je danse donc je suis », le CDC a sélectionné de jeunes danseurs à qui il offre la chance de suivre une formation professionnelle. Ce programme triennal de formation artistique, de création et de diffusion chorégraphique se déroulant sur les années 2010, 2011 et 2012.

1. Quel concept pédagogique sous-tend votre formation?
Les populations du Burkina Faso se caractérisent par le fait que plus que 50 % de celles-ci sont âgée de moins de 18 ans. Cette réalité génère de manière importante un problème auquel sont confrontés la plupart des pays en voie de développement : la croissance exponentielle de l’urbanisation et ses conséquences sur la jeunesse.
Convaincus de l’impact des pratiques artistiques sur les jeunes en difficulté et vu le peu d’initiatives dans ce secteur, le Centre de Développement Chorégraphique (CDC) - La Termitière à Ouagadougou, dirigé par Salia Sanou et Seydou Boro a mis en place depuis janvier 2010 un programme de formation, de création et de diffusion chorégraphique spécifique pour ces jeunes.
Cette formation s’articule autour de deux axes :
- dans un premier temps la transmission par des cours réguliers de techniques de danse contemporaine, de danse de création africaine, de danse de répertoire traditionnelle africaine, de hip hop, de capoeira, et de toutes les formes artistiques mettant le corps en jeu et pouvant contribuer à la formation physique et intellectuelle du futur danseur.
- dans un deuxième temps pratiquer des ateliers rencontres, des ateliers d’écritures chorégraphiques qui permettent aux danseurs et chorégraphes expérimentés de divers horizons, de transmettre des techniques de recherche, d’improvisation. Ces ateliers qui donnent un bagage nécessaire dans le but d’explorer sa capacité profonde.

2. Comment se déroule une journée ou une semaine de formation?
Le calendrier de travail prévoit quatre jours de cours dans la semaine (lundi, mardi, mercredi et jeudi). Pendant quatre, la journée est repartie entre des cours de danse, des cours de musique et de techniques vocales, ainsi que des cours d’éducation artistique au cours duquel des informations sont données aux apprenants sur l’environnement artistique et culturel du Burkina Faso. Des ateliers ponctuels se tiennent sur la scénographie, la mise en scène et la régie technique.
3. Quelle(s) amélioration(s) souhaiteriez-vous apporter à la formation?
Le programme formation étant à sa deuxième année de mise en œuvre (il est prévu sur trois ans), le Centre de Développement Chorégraphique de Ouagadougou souhaitent établir plus d’échanges artistiques avec d’autres structures analogues et permettent à ces stagiaires d’avoir des cadres d’expressions plus large.
Disposer de formateurs internationaux qui permettraient de diversifier l’offre pédagogique sera un apport considérable

4. Pourquoi participez-vous à la Plateforme ? Que pensez-vous y apporter ou en apprendre ?
La Plateforme constitue une formidable opportunité de rencontre et d’échange artistique. En effet, pour les étudiants ce voyage constitue une fenêtre et un éclairage sur d’autre forme chorégraphique. La participation à la plate-forme représente un double avantage :
- Premièrement, elle est valorisante pour eux-mêmes, les galvanisent et les valorisent également auprès de leur entourage.
- Deuxièmement, elle leur permet de se confronter à de nouvelles réalités socio-professionnelles.
Pour notre part, nous y apporterons notre « africanité artistique et culturel » ouverte sur le monde, dans l’espoir de montrer une autre image de l’Afrique, celle plus rayonnante d’une jeunesse qui en veut et qui sait qu’elle peut réussir chez elle.


C. LE MARCHEPIED
www.marchepied.ch

A la fois compagnie et formation en danse contemporaine

Fonctionnement
Travaillant sous forme de collectif, chaque danseur et danseuse participe aux différents axes que constituent la mise en place d'une création chorégraphique: recherche thématique, écriture chorégraphique, recherche musicale, conceptualisation lumière, recherche des costumes, création d'un flyer et d’une affiche.…

Distinction
Lauréat du Prix de l’Éveil
En 2007, Corinne Rochet et Nicholas Pettit ont reçu le Prix de L’Éveil attribué par la Fondation Vaudoise pour la promotion culturelle. Ce prix récompense des personnes qui ont enrichi la vie artistique du Canton de Vaud en initiant le public, des élèves, des débutants aux voies de la création.

1. Quel concept pédagogique sous-tend votre formation?
Le MARCHEPIED, à la fois compagnie et formation en danse contemporaine, s’est constitué en 2001 à l’initiative de Corinne Rochet et Nicholas Pettit, chorégraphes et pédagogues, et avec le soutien du Théâtre Sévelin 36 de Lausanne. Cette structure a la particularité de former et insérer dans la vie professionnelle le danseur par le biais de la création chorégraphique, le confrontant ainsi directement aux compétences physiques et psychologiques attendues au sein d’une compagnie professionnelle. En effet, aux moments de création et de tournée, Le Marchepied fonctionne comme une compagnie professionnelle, ce qui permet au danseur de se confronter aux réalités de la vie professionnelle.

OBJECTIF 
Aujourd'hui, le danseur ne doit pas répondre à un critère en particulier, mais doit être capable de s'adapter, d'entrer dans plusieurs univers chorégraphiques. Il doit cultiver son imaginaire, son univers, sa particularité. Il doit proposer, participer et non pas seulement répondre à une injonction. 

Le projet du MARCHEPIED ne prône pas un enseignement fait d'académismes figés qui produirait un corps technique mécanisé, ou au contraire une formation purement artistique qui aboutirait à la production d’un corps sensible, rempli d'émotion et dépourvu de technicité. 

Corinne Rochet et Nicholas Pettit ont établi un programme où formation technique et création chorégraphique sont indissociables. Il s’articule suivant 5 axes : Axe 1 : Technique et théorie, Axe 2 : Exploration, Axe 3 : Analyse, Axe 4 : Scène, Axe 5 : Interaction (www.marchepied.ch).
Il a pour objectif, par le biais d’un programme riche et diversifié, d’accroître chez les danseurs en voix de professionnalisation l'ouverture d'esprit, le niveau technique et la créativité indispensables pour se faire une place dans le monde professionnel. L’objectif étant de permettre au danseur de s’épanouir, de développer sa conscience et ses capacités physiques et intellectuelles tout en l’ouvrant vers d’autres arts de la scène en expérimentant la création dans sa globalité (scénographie, lumières, costumes, communication, etc)

Ce concept pédagogique développe l'autonomie, la motivation, l'implication et la maturité du danseur dans son travail, et stimule sa vocation artistique tout en lui assurant de solides bases théoriques et techniques.

2. Comment se déroule une journée ou une semaine de formation?
Dès la Saison 2011/2012, Le MARCHEPIED offre 30 heures de cours et ateliers par semaine.
Les danseurs commencent à 10h par un échauffement, une mise en condition personnelle. Les cours débutent à 10h30 et la journée se termine à 17h, ce du lundi au vendredi. En période de création et de tournée, les danseurs sont également amenés à travailler les samedis et dimanches.
Trois cours de contemporain, deux cours de classique et un cours de yoga sont dispensés chaque semaine ainsi que 12 heures d’ateliers dirigés soit par des chorégraphes contemporains invités soit par des enseignants de disciplines comme en théâtre – module : « interprétation et construction d’une scène de théâtre” ou encore de danse africaine et comment utiliser, adapter, s’approprier ce style pour le transposer en danse contemporaine. 3 heures d’atelier sont chaque semaine réservées au développement et à la mise en place d'un projet personnel.
Chaque année une création est mise en place où chaque danseur et danseuse est totalement immergé(e) dans le processus de création. Il appartient aux danseurs de faire la recherche des sous thèmes du thème proposé qui viendront orienter les exercices et propositions d’improvisation et de composition. C’est aussi à eux de conceptualiser les costumes, la musique, la lumière, la scénographie, les affiches et flyers. Ils sont accompagnés pour cela par des intervenants professionnels.

3. Quelle(s) amélioration(s) souhaiteriez-vous apporter à la formation?
- Développer en Suisse la possibilité d’obtention de bourse pour les jeunes danseurs et danseuses en voie de professionnalisation.
- Un intérêt plus grand de la part des programmateurs, faire en sorte qu’il y ait plus d’espace de représentations pour ces jeunes en devenir, qui, pour apprendre leur métier, doivent obligatoirement se produire sur scène.

4 - Pourquoi participez-vous à la Plateforme ? Que pensez-vous y apporter ou en apprendre ?
En 2009, le MARCHEPIED a mis en place, le projet Plateforme_Nouvelle génération d’interprètes avec pour objectif de créer des liens, une émulation artistique, de nouveaux espaces de discussion, de réflexion, d’apprentissage entre danseurs(euses), pédagogues, chorégraphes et public.
Depuis ses débuts, Le MARCHEPIED a toujours considéré que création chorégraphique, représentations et formation étaient indissociables pour que les jeunes danseurs(euses) envisagent, au plus vite, la réalité de leur futur métier. Malgré la qualité, tant dans l’écriture que dans l’exécution et la signature professionnelles des pièces proposées, les espaces scéniques accordés à la nouvelle génération de danseurs(euses) sont très rares et souvent trop lourds financièrement.
En réaction à cette réalité, en Europe, des structures de formation soutenues entre autres par la Commission européenne (programme Culture 2000), se sont organisées pour élaborer des échanges et des accueils. Cette mise en réseau leur permet de créer de nouveaux espaces de représentation, d’accroître leur plan de tournée et de faire connaître la qualité de leur travail au niveau international.
Il était donc important pour nous que les structures de formation suisses participent à cette synergie et créent des liens avec ces structures européennes.
Le projet Plateforme_Nouvelle génération d’interprètes a donc été mis en place pour souligner le devenir de la formation et la profession du danseur(euse) en danse contemporaine, pour contribuer à la reconnaissance de la danse contemporaine suisse et à une ouverture vers un public de plus en plus large.
En effet, cet événement a permis de montrer au public nombreux et curieux la richesse, la diversité, l’énergie qui émane de ces jeunes interprètes. C’est aussi l’occasion de présenter des pièces de chorégraphes de renommés qui ne se sont pas encore produits en Suisse, et de débattre sur les problématiques de la profession, du devenir de la profession.
Créer cet espace, c’est mettre en évidence la jeune génération d’interprètes. Beaucoup d’espaces de représentation ou de discussion sont réservés à la création mais en amont un paysage se dessine déjà grâce à la diversité des orientations pédagogiques de chaque structure de formation, paysage pédagogique qui dessine aussi le paysage chorégraphique. Cet espace est aussi le lieu qui permet d’entendre ce que souhaite les jeunes interprètes qui feront la danse de demain ou dans tous les cas leur permettre de prendre conscience de cette responsabilité.
Cet espace est aussi au service de la valorisation du travail accompli et réalisé par les pédagogues, maillons très importants de la chaîne, qui, trop souvent, ne sont pas suffisamment mis en lumière. Etre pédagogue, comme être chorégraphe, demande de se renouveler, d’être inventif, créatif, et réceptif à son environnement.


D. Compagnie Ballet Junior EPSEDANSE
www.epsedanse.com

Cette cellule permet à de jeunes danseurs venus de tous horizons de travailler avec de nombreux chorégraphes et de se produire en spectacles plusieurs fois par saison, en renforçant leurs acquis par l’expérience scénique.
La collaboration avec des professionnels renommés est permanente et des échanges avec des structures similaires à l’étranger sont organisés. Le travail est constitué d’œuvres chorégraphiques inscrites au répertoire d’Epsedanse et de créations originales.

(ndlr désolée, nous n’avons pas à ce jour reçu de réponses à nos questions…)




«Il reste beaucoup à créer pour les jeunes danseurs !»
28.05.09 10:59 Il y a : 70 Tage
Auteur : Dominique Martinoli

Corinne Rochet parle de la PLATEFORME_Nouvelle Génération d’Interprètes

La Conférence Intercantonale de l’Instruction Publique de Suisse romande et du Tessin (CIIP) doit décider ces prochains temps de la faisabilité, de l’application et du lieu d’accueil d’un projet romand de CFC-MPA de danseur-interprète. En attendant que cette formation se mette sur pied et en toute complémentarité, le Marchepied continue à répondre aux besoins des jeunes danseurs en préparant pour la fin du mois de juin une première Plateforme_Nouvelle Génération d’Interprètes en Suisse. Rencontre avec Corinne Rochet, une des organisatrices.

Danseuse, chorégraphe, pédagogue, Corinne Rochet est également co-directrice avec Nicholas Pettit du Marchepied, tout à la fois compagnie de danse et structure de formation en danse contemporaine. Après plusieurs années d'expériences, elle constate que « plus les jeunes danseurs sont confrontés à la scène, plus ils apprennent leur métier. Mais les possibilités de représentation sont trop rares », affirme-t-elle. «C’est très difficile pour la nouvelle génération de s’inscrire dans les programmations professionnelles de théâtre. Il fallait trouver un autre moyen pour présenter leur travail.»

Lors d'une tournée en Europe avec la Compagnie Utilité Publique, Corinne Rochet a pris connaissance par Susanne Frederiksen, pédagogue et directrice artistique de Young Dansescene, un projet danois de sensibilisation et de formation des jeunes, de rencontres entre structures de formation organisées par la communauté européenne. « C’est dommage qu’on en fasse pas partie ! » a-t-elle pensé avant de prendre contact avec différentes organisations semblables à celle qu’elle dirige pour instaurer une première réunion en terre romande. L’intérêt manifesté était grand et donc le projet s’est monté.

L’idée principale de cette première PLATEFORME est de promouvoir les jeunes danseurs et de leur offrir un espace de représentation et d’échanges. Mais également mettre en réseau les structures de formation suisses et de tisser des liens avec les structures européennes.

Hasard du calendrier, le CNDC d’Angers accueille en ce moment même Schools – première édition des rencontres internationales des écoles de danse. Ce lieu permet aux jeunes danseurs contemporains de se réunir et d’échanger. Un rendez-vous qu’ils ont d’ailleurs préparé eux-mêmes et qui doit porter un regard critique et exigeant sur la pédagogie de la danse contemporaine, favoriser les synergies et collaborations entre les écoles et offrir au public la possibilité de découvrir les jeunes artistes.

Corinne Rochet souhaite d'ailleurs rebondir avec Schools, mais aussi d’autres structures de formation, pérenniser et développer le projet de PLATEFORME en le reconduisant tous les deux ans. L’objectif est d’y accueillir des structures de formation et d’être en retour accueilli au sein des rencontres mises en place en Europe.

Pour cette première édition de la PLATEFORME_Nouvelle génération d’interprètes, le financement ne suffisant que pour inviter trois structures de formation, le choix s’est fait par élimination, celles qui étaient disponibles à ces dates. Pendant ces quatre jours de rencontre, du 24 au 28 juin prochain, deux Françaises, le CNDC d’Angers et Coline d’Istres avec qui le Marchepied a déjà entamé une collaboration par le passé et deux Suisses le Ballet Junior de Genève et bien sûr le Marchepied seront présents. En tout 53 danseurs en formation qui passeront cinq jours à Lausanne au Théâtre Sévelin 36 et à l’Arsenic, partenaires de l’événement. « Nous sommes limités par le budget, mais nous souhaitons à l’avenir ouvrir à la Suisse allemande également. Pour cette fois la seule fenêtre est la participation d’Anna Huber, mais il y a des structures suisses-allemandes à inviter lors de la prochaine plateforme ».

La rencontre se termine bien sûr par deux soirées ouvertes au public lors desquelles les quatre troupes pourront présenter leur travail. Mais avant cela les jeunes danseurs sont invités à deux journées d’ateliers chorégraphiques. Des chorégraphes choisis pour leurs approches différentes comme Philippe Saire, Marco Berrettini, Anna Huber ou Nicholas Pettit donneront des cours aux danseurs en formation mais également aux intéressés (inscription jusqu’au 31 mai à info@marchepied.ch).

Ces journées de pratique se terminent le 25 mai par une discussion au titre aussi large que « Le danseur d’aujourd’hui : de la formation à l’exercice de son métier ». Mais Corinne Rochet rassure tout de suite en expliquant sa préparation. « Nous avons demandé par mail à chaque responsable de structure invitée de nous envoyer les préoccupations des jeunes danseurs. Elles sont très nombreuses et nous les avons classées en différentes catégories. La formation : Que signifie un papier? A-t-il réellement de la valeur? La recherche d’emploi : Vais-je trouver du travail après ma formation ? Comment s’insérer dans le milieu professionnel ? Que faire si malgré les auditions, on ne trouve pas d’engagement ? La santé : comment gérer la douleur ? etc. etc. »

Ces questions seront posées aux chorégraphes présents aux ateliers, à Karine Grasset, secrétaire générale de l’association pour la reconversion des danseurs (RDP/NPT), à un médecin du sport et un ostéopathe. « Nous souhaitons encore inviter un chorégraphe d’un ensemble institutionnel et attendons sa réponse. De plus nous avons commencé à rassembler quelques réponses à ces interrogations sur notre site internet et désirons fournir un kit à chaque participant. Et pour poursuivre la discussion nous avons ouvert un espace réseau, qui est une plateforme interactive d’échanges sur le web » explique l'organisatrice en signalant le nombre d'outils à créer pour répondre aux besoins des jeunes danseurs.

24 heures
16 juin 2009
Corinne Jaquiéry
Plateforme pour jeunes talents

Pour la première fois, du 24 au 28 juin, les Théâtres Sévelin 36 et Arsenic accueillent le projet « Plateforme – Nouvelle génération d’interprètes » qui vise à créer des liens entre les structures de formation pour danseurs en voie de professionnalisation, en Suisse et à l’étranger. En ouvrant des espaces de discussion, de réflexion et d’apprentissage entre les artistes, les pédagogues et le public, les organisateurs désirent contribuer à la reconnaissance de la danse contemporaine en Suisse. Leur démarche se veut également complémentaire du projet d’ordonnance sur la formation professionnelle initiale danseur/danseuse interprète CFC, actuellement en voie de concrétisation. Outre des ateliers chorégraphiques donnés à la cinquantaine de jeunes danseurs par Marco Berrettini, Philippe Saire, Anna Huber et Nicholas Pettit, quatre spectacles seront présentés par les structures formatrices participantes : le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, le Ballet Junior de Genève, la Compagnie Coline d’Istres et Le Marchepied de Lausanne, les samedi 27 et dimanche 28 juin.

MIGROS Magazine Construire
22 juin 2009
Eliane Fournier
De la formation au métier

La danse contemporaine a ses passionnés, mais peine encore à toucher un vaste public. Par crainte d’un milieu élitaire peut-être, par méconnaissance de ce domaine artistique, sûrement. Le projet Plateforme Nouvelle génération d’interprètes mis en place par Le Marchepied, en collaboration avec le Théâtre Sévelin 36, l’Arsenic et l’Association vaudois de danse contemporaine (AVDC), veut y remédier. Sa démarche vise à créer des liens, une émulation, des espaces de discussion, de réflexion et d’apprentissage, à réunir danseurs, pédagogues, chorégraphes et spectateurs.
Au programme : deux jours de cours et d’ateliers, une soirée de discussion et des représentations par les quatre formations suisses et françaises invitées, dont le Ballet Junior Genève et Le Marchepied de Lausanne.
A l’évidence, les scènes ouvertes à la nouvelle génération de danseurs sont trop rares et leur accès souvent trop lourd financièrement. Un constat valable chez nous, mais également dans le reste de l’Europe. Aussi, diverses structures s’organisent-elles pour un meilleur échange. Cette mise en réseau porte déjà ses fruits dans la reconnaissance du travail au niveau international. Les formations suisses se doivent de participer à cette synergie et Plateforme Nouvelle génération d’interprètes veut souligner le devenir de la profession et contribuer à son rayonnement. Un pari passionnant à soutenir en s’offrant le plaisir de la découverte !

24 heures
27 juin 2009
Corinne Jaquiéry
Plateforme pour interprètes

Sévelin 36. Quatre spectacles de danse donnés par une nouvelle génération d’interprètes très désireux de transmettre leur art fraîchement acquis. Tel est le projet mis sur place par Le Marchepied, une structure lausannoise de formation pour jeunes danseurs. Grâce à son dynamisme, elle a pu inviter le Centre national de danse contemporaine d’Angers qui présente S.E.S.A. ; le Ballet Junior de Genève qui donne à voir Pulsework ; la Compagnie Coline d’Istres qui montre Dodeca. Elle-même proposant un insolite Lac des singes. Les jeunes participants en ont profité pour échanger sur leurs pratiques.